Est de la RDC : les conflits armés aggravent les pressions sur la faune sauvage et les écosystèmes locaux
Alors que les violences armées continuent de déplacer les populations et de fragiliser les dispositifs de gouvernance, les acteurs de la protection de l’environnement observent une intensification des pratiques destructrices touchant les ressources naturelles et la faune sauvage.
La coordination du collectif Jeunes unis pour la protection de la nature affirme constater une multiplication des menaces visant plusieurs espèces animales dans des zones marquées par l’insécurité persistante. Selon son responsable, Kasereka Vyambithe, certains groupes armés se livreraient notamment à des activités de pêche illicite et d’exploitation incontrôlée des ressources naturelles dans plusieurs espaces riverains affectés par la guerre.
Au-delà des pertes écologiques immédiates, ces dynamiques interrogent plus largement les effets des conflits armés sur les relations entre populations, territoires et ressources naturelles. Dans plusieurs régions de l’Est de la RDC, l’effondrement des mécanismes de contrôle, les déplacements forcés et la précarisation des conditions de vie accentuent les pressions sur des écosystèmes déjà fragilisés par les activités extractives et les changements environnementaux. Cette situation relance également les débats sur les liens entre guerre, gouvernance environnementale et protection de la biodiversité dans les zones de conflit. Plusieurs acteurs locaux appellent aujourd’hui à mieux intégrer les enjeux écologiques dans les réponses humanitaires et sécuritaires déployées dans la région.