RDC : la nouvelle loi foncière continue de susciter débats et interrogations

RDC : la nouvelle loi foncière continue de susciter débats et interrogations

Kinshasa — Promulguée le 30 décembre 2025, la nouvelle loi modifiant et complétant le régime foncier congolais continue d’alimenter d’importants débats parmi les juristes, chercheurs, acteurs publics et organisations de la société civile.

Présentée comme une réforme destinée à moderniser la gestion foncière en RDC, elle introduit plusieurs innovations relatives à la numérisation cadastrale, à la transparence dans la gestion des terres et à une meilleure articulation avec les législations minières, forestières et environnementales.

Cependant, plusieurs interrogations persistent quant aux effets réels de cette réforme sur les territoires et les populations locales. De nombreuses analyses soulignent des ambiguïtés concernant la coexistence entre droits fonciers, investissements extractifs et projets de conservation. D’autres critiques insistent sur les risques de conflits liés aux concessions, aux mécanismes de compensation et à la sécurisation des droits coutumiers dans les zones rurales.

Les débats portent également sur l’écart possible entre les ambitions juridiques affichées par la réforme et les réalités locales marquées par les lotissements informels, les conflits de compétence et les inégalités d’accès à la terre. Dans plusieurs provinces, les questions de planification territoriale, de reconnaissance des terres communautaires et de participation des populations concernées restent particulièrement sensibles. Dans ce contexte, plusieurs acteurs appellent à approfondir les recherches sur les implications sociales, économiques, environnementales et politiques de cette réforme foncière afin de mieux comprendre ses effets concrets sur les territoires congolais.